AXOTOLT

Un axe de recherche : dont l’objet principal est le corps, perçu, rencontré, de multiples façons : images, écrits, visions, danses, idées, corps engagés dans d’autres pratiques artistiques, avec des références, des chemins de vie différents, donc d’autres héritages. S’enrichir grâce à l’autre dans ses expériences, ses résonances autrement. S’interroger sur cet autrement. Un grand voyage à travers ce corps multiple, et une remise en cause de son regard, une mise en abîme de son propre regard, sur ce qu’il considère comme corps.

Au bout des ces rencontres, d’autres se font, des paysages corporels deviennent accessibles, perturbant, agitant et agissant. De nouveaux modes de penser se mettent en place, s’affinent ; les acquis prennent d’autres significations, ouvrent d’autres espaces ou règnent plus de troubles. De là surgit une possibilité de surprise et d’étonnement qui se révèlent au fur et à mesure des fluctuations de la vie. La nécessité du dialogue conduit vers un extérieur humain, un besoin plus attentif de communication avec d’autres, une envie de mettre en lien.

démarche

Créer pour les tout-petits c’est renouer avec ce fondamental qui nous anime dans la danse, elle offre aux spectateurs une relation kinesthésique. Elle fait ressentir à travers le corps de l’autre ce qui se vit au plateau. On comprend mieux des petits qui se font le double du danseur, des bébés qui trouvent l’élan pour rester debout pendant quarante minutes, alors que la marche ne les anime pas encore.

 

Nous concevons le spectacle pour la toute petite enfance comme une expérience à partager entre enfant et adulte dans un espace préparé, en un temps dédié, qui nécessite un accueil, des accompagnements et des disponibilités afin qu’enfant, adulte et artiste puissent vivre pleinement leurs expériences en toute confiance.

chorégraphe

Depuis 1991, danseur contemporain, chorégraphe et pédagogue. Dés le début, la nécessité de mêler ces trois démarches pour confronter des points de vue différents, pour pouvoir mettre en place trois contextes de questionnements et d’investissements qui puissent nourrir la danse et mûrir la personne. Fortement influencé par des études d’histoire de l’art, il lui faut avoir d’autres compagnons de route comme la peinture, la littérature, le cinéma pour mettre la danse en action. S’offrir différents regards pour oeuvrer.

Durant son trajet, des rencontres sont fondamentales : avec Susan Buirge pour un parcours commun d’une dizaine d’années,

avec Laurence Louppe pour un cursus en culture chorégraphique sur trois ans,

Myriam Gourfink pour le cursus « Transforme »,

depuis 2019, entame un cursus de quatre année avec IFELD autour de la méthode Feldenkraïs.

Ces rencontres l’ont confirmé dans une nécessité de cerner, de savoir identifier, de découvrir un contexte et de chercher des outils pour rendre lisible et partageable un travail. Un désir profond de collecter, d’interroger, de cerner des outils de perception pour définir plus finement la nécessité d’une activité de chorégraphe.Prendre au pied de la lettre le terme de chorégraphe « écrire le corps » : perçu, rencontré de multiples façons : images, écrits, idées, corps engagés dans d’autres pratiques artistiques. S’enrichir grâce à l’autre dans ses expériences, ses résonances autrement. S’interroger sur cet autrement.

crédits photographiques : Liliane Chaucot / Pour Lifting Jean Louis Fernandez