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continuité avec le RAMPE

"Le Papillon"

 

 

Depuis plusieurs années, la compagnie travaille sur la notion d'accompagnement.

Ce qui implique de mettre en pratique la notion de continuité.

Une continuité qui permet d'abord de la rencontre, de la complicité et confiance pour amener à la notion de connaissance.

Faire ensemble sur plusieurs années c'est une possibilité de prendre des risques, de s'inventer, ne jamais s'installer dans du connu, mais au contraire avancer et creuser le chemin collaboratif.

Continuer à pratiquer ensemble offre un regard sur l'autre entrain de devenir.

Une collaboration qui se prolonge depuis 2014, en raison de un à deux cycles par an. Une collaboration inscrite dans ce que l'on nomme l'éveil artistique et culturel.  Ce qui veut dire pour nous des partages sur 3 axes :

- la formation adultes :

Se vivre ensemble dans le corps, l’appréhender, le percevoir, sentir là où l’adulte ne veut, ne peut aller… Partages à travers le corps et aussi à travers la parole: les ateliers adultes sont des moments de préparation de soi dans la mobilité, l’apprentissage du regard car il s’agit de se montrer   aux autres dans des situations incongrues et aux yeux de tous. Mais la parole accompagne ce temps, aussi, pour donner des explications sur le corps, les sources de recherches, le « pourquoi » cette recherche  corporelle, à quoi elle correspond chez l’enfant… La bienveillance est au cœur de ces moments. La confiance partagée construit une posture sécure pour l’accompagnement des petits.

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"Le Papillon"

 

 

 

- les ateliers enfants/adultes :

Ce temps d’atelier avec les enfants leur appartient, il leur est dédié avec un fondamental à savoir le droit de l’enfant à se situer comme il le souhaite, même en déception de l’adulte. Le droit de ne pas entrer en sympathie avec  la proposition, le choix de sa propre liberté d’agir ou non,  d’être  ce  qu’il désire être à ce moment-là. Il nous semble important d’accorder une place première à cette possibilité. Cette attention portée à son choix de présence  est liée fortement à la pratique artistique où l’on est constamment en négociation entre l’agir et se laisser agir, entre chercher et attendre, accepter et refuser. Cela revient à remettre en question la notion d’utilité : « à quoi ça sert ? » Pourquoi devrions-nous savoir à quoi sert une chose avant de l’avoir vécue, re-expérimentée ? L’utilité se démontre lorsqu’une situation de  vie nous ramène à une expérience que l’on a crue inutile à un moment. Le travail du corps avec les petits s’occupe de donner de la place à cette inutilité, inutilité que nous nommons situation d’ajustements.

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"Le Papillon"

- la rencontre  avec le spectacle :

Il s’agit pour l’artiste d’être face à des spectateurs, qui n’ayant aucun code et convention de cet être spectateur de donner à lire corporellement, voire vocalement ce que la danse déclenche en eux, ce qui les anime, les habite, les poussent aux commentaires. Pour les spectateurs adultes, cette présence en tension de l’enfant est un moment riche à vivre.
Mais l’accompagnement de l’adulte là aussi est important, il se doit d’entourer, englober, soutenir, recueillir les émois qui traversent l’enfant. La danse a ceci de particulier qu’elle transmet aux spectateurs une relation kinesthésique, fait ressentir à travers le corps de l’autre ce qui se vit au plateau.
On comprend mieux des petits qui se font le double du danseur, des bébés qui trouvent l’élan pour rester debout pendant quarante minutes, alors que la marche ne les anime pas encore. Et le babillage qui accompagne cette posture de totale participation, osons le mot d’engagement. Le petit spectateur a cette immense possibilité de pouvoir être réceptif à ce qui se vit dans son corps, il est en dialogue sympathique avec l’écriture chorégraphique.

AXOTOLT Cie

crédits photographiques : Liliane Chaucot / Pour Lifting Jean Louis Fernandez