de Bosses en Creux...

paysage à entendre danser

"Toujours en mouvement,
Le paysage est une signification flottante
Il s’inscrit dans la relativité du temps et des émotions

du marcheur qui le contemple ou le traverse."

David Le Breton

Une danse comme une promenade pour éveiller les yeux et les oreilles.
Deux danseurs comme un paysage qui s’anime et se transforme sans cesse.
Un paysage physique qui dit ce qui est là sous nos yeux,
Un paysage imaginaire qui raconte ce que l’on croit voir
Deux voix qui dessinent un sentier, un chemin pour offrir creux et bosses.
Le paysage est en mouvement parce qu’il est changement.
Il nous parle de nous face au monde.
Se promener : partir d’un endroit pour arriver ailleurs.
Voyager au travers. Marcher ou danser pas à pas, mais jamais droit.
Grimper, glisser, s’arrêter, respirer, disparaître, être proche ou lointain,
Minuscule ou immense.
Un paysage est unique
C’est celui qui le regarde qui lui donne son identité.



 

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Lucie Félix dans son ouvrage a figuré l’idée de la marche par deux doigts, ainsi de Bosses en Creux est un duo chorégraphique pour une danseuse et u danseur. Une partition chorégraphique écrite autour du souffle et de l’adhérence. Un duo en contact et proximité, n’envisageant aucun éloignement entre les danseurs. Une écriture chorégraphique qui s’applique à ne pas jouer de la rupture et de l’élan.
Des corps ainsi qui s’imbriquent pour donner à voir des bêtes mystérieuses, des végétaux alambiqués qui prennent racine sur un  sol végétal, figuré par du gazon permettant des frottements, des bruits glissants, des sensations d’enfoncement, de prendre racine ou simplement de pousser.
Le sens du récit se transpose par un mouvement dansé qui commence à une extrémité du plateau et finit à l’autre bout, pour énoncer sans surprise le sens du cheminent. Cela donne aux spectateurs une sensation de chemin parcouru en lui donnant accès  à des points de vue différents, une sensation de l’éloignement et du rapprochement, le voir de face, de dos et de biais. Lui offrir une promenade visuelle.
La voix féminine en directe vient se mêler à une voix masculine enregistré, sorte de partenaire en écho de ce qui se produit comme son au plateau. Une partition qui comme la danse explore le monde animale, végétal pour venir habillé le duo dansé.

Une voix qui se déplace et donne aussi  des points de vue différents, une voix qui se meut, permettant parfois aux corps des danseurs d’être à leur tour dans le monde sonore.
Des costumes travaillés de façon à ce que les danseurs soient absorbés par l’herbe ou au contraire semblent jaillir. Des costumes qui donnent la sensation de s’être rouler dans l’herbe humide, fabriquant des pattes et des bras animales  ou végétales.
«  Un écheveau de sensations ricochent les unes sur les autres, chacune ajoutant sa nécessité de présence. La contemplation suspend le temps mais elle n’épuise  le regard : elle mêle le son, les impressions tactiles, visuelles et imaginaires. »

Chorégraphie : Thierry Lafont
Écriture vocale : Francis Coulaud
Création costumes et autour : Anne Rabaron
Danse : Fanny Steinmetz / Thierry Lafont
Voix : Clotilde Rouchouse
Regard complice : Cécile Taffaleau

De Bosses en Creux explore l’univers de Lucie Félix et son album
La Promenade de Petit Bonhomme.
De Bosses en Creux est une commande du dispositif BamBin Bouquine.

Un projet soutenu :
DRAC Auvergne Rhône-Alpes, Département du Puy-de-Dôme.
Co-production Communauté de communes Riom, Limagne, Volcans.
Résidence Grange à Danser