crédits photographiques : Liliane Chaucot / Pour Lifting Jean Louis Fernandez

La voix – comme l’écriture, comme le geste – remonte à l’enfance de l’Humain. Les premiers hommes ont fait ce que font toujours les nourrissons quand ils ne parlent pas ou à peine : chanter les bruits du paysage... C’est la piste de cette enfance que cette trotte concertante tente de suivre.
Le jardin espace clos cerné dessiné comme un pavillon d’oreille comme une enceinte familiere peuplée de sons invisibles végétaux cernes des sons envahissants de la route toute proche et des oiseaux qui passent

Creer des espaces d’écoute et de vision. Comment écouter au mieux tel son, comme voir au mieux tel geste. Comment le mettre en oeuvre, comment le proposer aux autres.

Construire le reflet, la transcription vocale et corporelle de ce que nous avons écouté, vu et collecter. Nous mettre en situation d’explorateurs et d’écriture pour amener à une poésie sonore à entendre et voir dans espace jardin. Nous cherchons donc par la voix et l’action, à ce que l’écriture s’incarne physiquement lors de sa lecture. Porter ainsi l’écriture dans l’espace, la durée pour qu‘elle soit non seulement entendue, également vue et physiquement vécue. Proposer au corps d'y être tout entier.

Donner voix et corps au(x) paysage(s).